Paris je t’aime!


C’est toujours avec la plume que je ressens le besoin d’extérioriser mes sentiments, mon ressenti et parfois mon incompréhension. Pour autant je ne me sens pas impuissant. J’avais commencé ce blog avec un premier poste nommé Je suis Charlie… et Je suis moi! ce qui avait marqué un nouveau début. La volonté de m’exprimer et d’agir à ma hauteur. Une pierre posée à un édifice plus grand et collectif.

Aujourd’hui encore je m’exprime pour ne pas rester muet et passif face aux récents événements. Peut-être aurai-je préféré ne pas le faire et rester dans cette état de « Page blanche » qui me caractérisait depuis quelques mois. Une situation où je ne trouvais plus aussi le temps. Or j’ai appris à apprécier un peu plus ce qui m’entoure, plutôt CEUX qui m’entourent et de prendre le temps.

Comme je l’ai dit dans un tweet récent :

 

Les mots qui ont donc découlé des premiers jours ne ressemblaient qu’à des rêves désincarnés. Et pourtant écrire ça fait du bien, et m’a permis d’expulser toute cette colère et cette tristesse qui était en moi. Enfin en partie.

I wish I could be a dream.
As delighted as the world would be,
I will forget about all my fears.
But now I’m here in this realm,
Where nightmares are dread.

 

Un enterrement dans ma famille plus tard pour un autre malheur, j’ai vécu la tristesse de l’autre et le fait de perdre un être cher… encore une fois. Il n’y a pas à dire les enterrements, je n’aime pas ça. Personne à vrai dire. Quoi de plus déchirant que de voir les gens qu’on aime, pleurer la disparition d’un autre qu’on a aimé. On essaye de retenir ses larmes pour ne pas pleurer cette amour que l’on porte, mais au fur et à mesure que l’on se souvient des sourires et des doux moments de celui qu’on enterre, que l’on voit les larmes couler des yeux d’une fille ou d’un petits-fils qui ont aimé, et que finalement on pose soit-même les yeux sur cette photo resplendissante de joie qui trône sur un cercueil de bois, on ne peut que ressentir la même peine.

 

Qu’elle soit nôtre ou qu’elle soit celles des autres, on ne peut rester indifférent dans de tels moments. Pourtant ce n’est pas seulement par douleur, que l’on pleure, mais c’est par amour. Par amour de notre prochain. Et c’est cela qui fait notre grande force dans un si beau pays qu’est la France. Hier et encore aujourd’hui j’ai pu voir tant de visages attristés mais aussi tant de mains serrées et de gestes de fraternité. Un amour et une fraternité qui nous rendent humain et qui nous permettent d’avancer. Si je m’était réveillé dans une France endeuillée, demain je me réveillerai dans un pays de Liberté, d’Égalité et de Fraternité. Laissez-moi finir par ces quelques mots que j’ai adressé à mon cousin.

Mon grand Lulu.

Aujourd’hui, je ne savais pas quoi te dire et je n’ai trouvé les mots que sur le chemin du retour.
Si « Hier » mon père ne voyait pas de feu follet à la nuit tombée dans un cimetière.
Ce Soir, je suis persuadé qu’il y en est apparu un qui pense à toi, ne garde alors que les bons souvenirs en tête.
Car « Demain » est fait pour toi et pour tous ceux que tu aimes.

 

À la mémoire de tous ceux qu’on a aimé un jour, et que l’on aimera pour toujours.

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